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HD, Full HD et 4K : quelles différences pour la télévision en streaming ?

La rédaction Premium IPTV FR4 min de lecture

HD, Full HD, 4K, UHD, HDR… Les sigles s’accumulent sur les fiches techniques et dans les offres de télévision par Internet. Ils ne désignent pourtant pas tous la même chose : certains parlent du nombre de pixels, d’autres de la luminosité ou des couleurs. Et le format affiché ne dit rien de la compression, qui pèse souvent davantage sur la qualité perçue.

Ce guide remet chaque notion à sa place et vous aide à choisir le format à viser selon votre écran, votre distance de visionnage et votre connexion.

Les définitions en chiffres

Nom courantDéfinitionNombre de pixelsRepère de débit par écran*
HD (720p)1280 × 720environ 0,9 million3 Mbit/s
Full HD (1080p)1920 × 1080environ 2,1 millions5 Mbit/s
4K UHD (2160p)3840 × 2160environ 8,3 millions15 Mbit/s

*Recommandations publiées par Netflix pour son propre service.

La 4K compte donc quatre fois plus de pixels que la Full HD, qui en compte elle-même un peu plus du double de la HD. Le « p » signifie progressif : chaque image est affichée en entier, par opposition aux anciens formats entrelacés.

On parle souvent indifféremment de 4K et d’UHD. Au sens strict, la 4K du cinéma mesure 4096 pixels de large ; la télévision utilise l’UHD, 3840 pixels. Dans la pratique grand public, les deux termes désignent la même chose.

La compression compte autant que la définition

Un flux vidéo est toujours compressé : sans compression, une seule chaîne en Full HD demanderait un débit sans commune mesure avec celui d’une connexion domestique. Les codecs les plus courants sont le H.264 et le H.265 (HEVC), ce dernier étant environ deux fois plus efficace à qualité comparable, d’où son usage pour la 4K.

Conséquence pratique : une Full HD encodée avec un débit généreux peut être plus belle qu’une 4K trop compressée. Les défauts de compression se voient surtout dans les mouvements rapides, les dégradés de couleur et les détails fins. Notre guide Comment évaluer la qualité de lecture explique comment les repérer.

La fréquence d’images : 25, 50 ou 60

La définition indique combien de pixels compose une image ; la fréquence indique combien d’images s’affichent par seconde. En Europe, la télévision est produite en 25 ou 50 images par seconde ; d’autres régions utilisent 30 ou 60.

Pour le sport et les programmes très animés, 50 images par seconde donnent un mouvement nettement plus fluide que 25. Et si votre appareil affiche tout en 60 Hz, il doit répéter certaines images de façon irrégulière, ce qui crée de légères saccades. L’adaptation automatique de la fréquence d’images, proposée par de nombreux boîtiers et lecteurs, règle ce problème.

Le HDR : une autre dimension

Le HDR (High Dynamic Range) ne concerne pas les pixels mais la luminosité et les couleurs : des blancs plus éclatants, des noirs plus profonds, une palette plus large. Les formats HDR utilisés en télévision, comme le HDR10 et le HLG, sont décrits dans la recommandation BT.2100 de l’Union internationale des télécommunications.

Le HDR est souvent associé à la 4K, mais ce sont deux choses distinctes. Il demande un écran HDR, un appareil de lecture qui le transmet et un programme produit en HDR. Mal géré, il donne au contraire une image terne ou surexposée.

Taille d’écran et distance : quand la différence se voit

L’œil a une capacité de distinction limitée. Plus vous êtes loin de l’écran, moins vous percevez la différence entre deux définitions. En pratique :

  • sur un grand écran regardé de près, la 4K apporte un gain net de détail ;
  • sur un téléviseur moyen regardé à distance de canapé classique, l’écart entre une bonne Full HD et la 4K est souvent modeste ;
  • sur un petit écran ou une tablette, la Full HD suffit largement.

C’est une raison supplémentaire de ne pas sacrifier la stabilité pour la définition : une Full HD fluide se regarde mieux qu’une 4K qui coupe.

La mise à l’échelle

Un téléviseur 4K qui reçoit un flux Full HD l’agrandit pour remplir l’écran. Les téléviseurs récents le font très bien, mais ils ne créent pas de vrais détails : ils interpolent. C’est pourquoi un programme Full HD de bonne qualité peut paraître excellent sur un écran 4K, sans être de la 4K.

Quel format viser ?

Votre situationFormat conseilléPourquoi
Petit téléviseur ou chambreFull HDDifférence invisible avec la 4K à cette taille
Salon, écran 4K, connexion fibre stable4K selon la sourceGain réel sur les programmes produits en 4K
Écran 4K mais Wi-Fi faibleFull HDLa stabilité prime sur la définition
Plusieurs écrans en même temps, débit limitéHD à Full HDLe débit se partage entre les écrans

Le guide de préparation vous indique la qualité réaliste de votre installation en une minute.

À retenir

HD, Full HD et 4K décrivent le nombre de pixels ; le HDR décrit la luminosité et les couleurs ; la compression et la fréquence d’images pèsent autant sur le résultat. Visez le format que toute votre chaîne d’équipement et votre réseau peuvent tenir de façon stable, et jugez sur vos programmes pendant un essai.